samedi 1 octobre 2011

Reality check


 



































J'ai pris cette photo après la présentation Cacharel. Une coïncidence de lieu.

Dans deux heures, Comme des Garçons présente -je suppose- une collection très "socially aware" à... l'Armée du Salut ou Palais de la Femme comme s'est écrit sur l'invitation.

Voilà voilà.

EDIT :     

Le ton était beaucoup plus grave chez Comme des Garçons. Les femmes de Rei Kawakubo défilaient pour affronter une vie extrêmement hostile.
                            
Habillées de blanc, les mains ligotées par, ironiquement, d'élégants rubans, la vue occultée par un port de tête, elles se dirigeaient vers l’unique choix qui leur était destiné : un mariage non-choisi ? Le défilé avait bien lieu au Palais de la Femme. Peu après, des crinolines suggérant des grilles montraient une dentelle transparente, une vision plus optimiste, plus émancipée. Des fleurs sur des amples manches qui pendaient près du sol, comme trop lourdes, comme de plomb. La vie et la mort y cohabitaient. L’esthétique religieuse aussi. 

Il y avait moins d’ambiguïté en revanche dans les glaçantes capes, représentation classique de la mort, suivies d’un message industriel agressif, avec pour seul imprimé de la collection, une sorte de fil barbelé. Des ports de têtes aux formes de casques de chantier lui répondaient, comme un sombre écho de la catastrophe de Fukushima. Une touche d’ironie encore, un joli nœud pour masquer tout cela. Ou pour sourire.

Car il était temps d’être optimiste de nouveau : les textures se sont fait douces, rappelant la nature primaire. Les robes cocon à l’image de la fameuse « poupée russe » d’Yves Saint Laurent suggéraient peut-être une renaissance. 


Le nom de la collection "White Drama"  est aussi polyvalent que chaque pièce qui la compose. C’était bien une représentation éminemment artistique et militante.
 



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